Problématique et données

L’empreinte écologique représente, d’une part, la surface de Terre nécessaire aux ressources naturelles que nous utilisons pour satisfaire l’ensemble de nos besoins (logement, vêtements, transport, alimentation, etc.) et, d’autre part, les étendues nécessaires pour absorber les déchets et rejets de ces activités, en particulier nos émissions de carbone (dans le calcul de l’empreinte écologique, elles correspondent à la quantité de forêts nécessaire pour absorber les émissions de CO2). Selon différentes estimations, le secteur agroalimentaire représenterait 15 à 20 % du total des émissions de gaz à effet de serre (GES) et 20 à 30 % de l’impact environnemental global.

En 2050, nous serons 10 milliards d’humains sur la planète, 9,5 millions au Québec et près de 2,5 millions à Montréal (Institut de la statistique du Québec, 2019). La hausse démographique prévue entraînera une hausse des besoins et aura un impact certain sur l’environnement, alors que le régime nord-américain — riche en viandes, en produits importés et hautement transformés — est déjà néfaste pour l’environnement (Willett et al., 2019), alors qu’un tiers des aliments produits sur la planète sont gaspillés (FAO, 2011).

Selon le Projet Drawdown, les 3e et 4e meilleures solutions pour la réduction des GES sont respectivement la réduction du gaspillage alimentaire et une alimentation riche en protéines végétales (Drawdown Project, 2019). Ces recommandations rejoignent celles de la commission EAT-Lancet, auxquelles s’ajoute l’importance d’agir aussi sur les systèmes de production alimentaire (Willett et al. 2019). Les trois thèmes abordés dans le cadre des travaux du groupe portent donc sur :

1) la réduction du gaspillage alimentaire et des matières résiduelles ;
2) les choix alimentaires écologiques et durables ;
3) l’agriculture urbaine.

Empreinte écologique | CSAM
Empreinte écologique | CSAM

Stratégies prometteuses

Concernant la réduction du gaspillage alimentaire et des matières résiduelles, les stratégies visent :

  • La réduction à la source. Ex. Recyc-Québec : Le plan d’action 2016-2017 du Comité mixte sur la réduction à la source se base sur 3 objectifs, dont le premier est la lutte contre le gaspillage alimentaire (Recyc-Québec, 2016).
  • La redistribution et la transformation. Ex. Stratégie de développement économique de la Ville de Montréal 2018-2022, Accélérer Montréal. Appui à Synergie Montréal, qui propose aux entreprises montréalaises de mettre en œuvre différentes stratégies d’économie circulaire.
  • La valorisation énergétique et le compostage. Ex. Plan directeur de gestion des matières résiduelles révisé (Ville de Montréal)
  • La sensibilisation. Ex. Campagne « J’aime manger, pas gaspiller » du National Zero Waste Council (NZWC).

Concernant la thématique des régimes alimentaires écologiques et durables, les stratégies touchent :

  • L’environnement alimentaire ; c’est-à-dire agir sur l’offre. Ex. Programme Nourrir la santé ; l’objectif d’augmenter de 30 % le nombre de certifications environnementales ou d’adhésions à des programmes environnementaux volontaires, à Montréal, d’ici 2020 par rapport à 2010 (Plan de développement durable 2016-2020).
  • La sensibilisation. Ex. l’objectif de promouvoir et valoriser les produits bioalimentaires d’ici (Politique bioalimentaire 2018-2025).

Pour ce qui est de l’agriculture urbaine, les stratégies visent:

  • La production d’aliments locaux et biologiques. Ex. Stratégie agriculture urbaine du MAPAQ (2016-2019) ; Plan de développement de la zone agricole (PDZA) ; Le Règlement sur l’utilisation des pesticides (04-041) interdit d’utiliser des pesticides à l’extérieur d’un bâtiment, sauf exception (Montréal).

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